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Texte à méditer :  Dans le monde affairiste du show business, il n'est pas nécessaire d'être bon musicien pour bien connaître la musique.  Pierre Dac
Texte à méditer :  Je ne suis pas Musicien, mais j'aime la musique de passion; si un air me touche, s'il m'amuse, je l'écoute avec délice, je n'examine pas si la musique est Française ou Italienne; je crois même qu'il n'y en a qu'une.  Carlo Goldoni
Texte à méditer :  Que tu deviennes professeur, savant, ou musicien, aie le respect du «sens», mais ne t'imagine pas qu'il s'enseigne.  Hermann Hesse
Texte à méditer :  Pour faire un mauvais musicien, il faut au moins cinq ans d'études. Tandis que pour faire un mauvais comédien, il faut à peine dix minutes.  Coluche
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Le hautbois

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Le Hautbois

Hautbois moderne
Tessiture si2 - fa5

Terme générique, le hautbois est un instrument de musique à vent de la famille des bois, de perce conique et dont le son est créé par la vibration d'une anche double au passage du souffle. Son timbre peut être puissant et sonore ou doux et charmeur, clair et nasillard ou plein de rondeur et de chaleur.

Connu dès l'antiquité, l'instrument a évolué dans l'espace et dans le temps avec une diversité qui n'a d'égale que la créativité des civilisations et cultures dans lesquelles cet instrument est encore utilisé de nos jours. Les hautbois traditionnels (bombarde, cornemuse, duduk, gaïta, hichiriki et autre zurna) et les hautbois modernes (musette, hautbois, hautbois d'amour, cor anglais et hautbois baryton, hautbois baroque, hautbois classique) forment une grande famille aux multiples facettes.

Utilisé en solo, musique concertante, musique de chambre, orchestre symphonique ou bande de hautbois, le hautbois moderne désigne à l'orchestre l'ensemble de la famille. Selon Hector Berlioz, « le hautbois est avant tout un instrument mélodique ; il a un caractère agreste, plein de tendresse, je dirai même de timidité. La candeur, la grâce naïve, la douce joie, ou la douleur d'un être faible, conviennent aux accents du hautbois : il les exprime à merveille dans le cantabile.»

Les oeuvres pour hautbois sont essentiellement issues des répertoires baroque (Johann Sebastian Bach), et classique (Wolfgang Amadeus Mozart), puis du renouveau du XIXe siècle (Robert Schumann) à nos jours (Nicolas Bacri).

Evolution du hautbois en Europe

Chalemies de la Renaissance

A partir du XIIe siècle, l'observation des enluminures et des miniatures des manuscrits monastiques, des tapisseries, des sculptures et des tableaux où les représentations des différents hautbois ne manquent pas, donne une idée assez précise des instruments joués suivant les circonstances et les périodes (les musettes du Cantigas de Santa Maria par exemple).

Déclinée en consort (dessus, haute-contre, taille, basse...) la chalemie, appelée aussi hautbois ancien, tournée d'une seule pièce, de perce large surtout au pavillon, donnera naissance aux discants, aux cromornes, aux ciaramellas ou aux pifferi italiens, aux dulzainas ou aux graïles espagnols, mais aussi aux bombardes, hautbois du Poitou ou autres hautbois du Languedoc… Le hautbois est également la partie de la cornemuse, du biniou, de la veuze ou de la musette de cour jouant la mélodie.

Naissance du hautbois baroque

Danse des nymphes, manufacture des Gobelins, 1687
En France, les chalemies et les cromornes font partie de l'univers musical de la cour des rois jusqu'aux fêtes de hameau ; le hautbois du Poitou distrait les soirées du roi Louis XI, les musettes font danser les paysans.

A partir de 1650, les familles Hotteterre et Philidor, facteurs d'instruments, compositeurs, musiciens virtuoses, membres de la « Musique de la Chambre & de la Grande Ecurie du Roy », vont faire évoluer l'instrument, le divisant en trois parties (corps du haut, corps du bas et pavillon), affinant la perce, ajustant le trou des notes, ajoutant une clé de do grave en forme de W (permettant l'alternance de la position des mains) et une clé de miflat. Abandonnant définitivement les "pirouettes" et les "capsules", ils imposent le contrôle de l'anche par les lèvres pour exprimer toutes les finesses du son (différence révolutionnaire avec tous les autres instruments de la famille). Ils sont considérés comme les créateurs du hautbois baroque.

Méthode pour apprendre à jouer du Haut-Bois par Jacques Hotteterre, 1719

En 1664, Jean-Baptiste Lully, surintendant de la Cour, écrit une marche pour ces nouveaux hautbois, les intègre à « La Grande Ecurie du Roy » de Louis XIV, institution datant de François 1er, supprimant progressivement les pupitres des instruments plus anciens (cromornes, flûtes à bec, théorbe, viole de gambe, épinette...). Déclinés en plusieurs tailles, ils font également leur entrée dans la musique des mousquetaires et dès lors, avec les bassons, prennent leur essor dans l'Europe entière. Si les bandes de hautbois (surtout militaires) sont appréciées, l'instrument s'impose surtout dans l'orchestre symphonique naissant, accompagnant les fêtes, les opéras, les ballets de cour, les oratorios, les cantates. Il triomphe également comme soliste, en sonates, dans les concerti et en musique de chambre.

Tous les compositeurs de l'époque baroque vont écrire pour ces hautbois,  hautbois d'amour, de chasse (da caccia),  cors anglais,  tailles de hautbois et hautbois barytons (plus rares, mais certains ayant déjà vers 1680, la forme du saxophone !). Le XVIIIe siècle siècle sera véritablement l'âge d'or du hautbois.

Le hautbois classique

Le hautbois de la période classique, du milieu du XVIIIe siècle au début du XIXe siècle, ne varie pas beaucoup par rapport à son prédécesseur. Pour simplifier les doigtés, particulièrement les "fourches" et les trilles, pour augmenter la tessiture (jusqu'au contre-fa) avec des recherches très empiriques, les clés deviennent progressivement plus nombreuses (do# grave, fa, sol#, clé d'octave), mais globalement, la forme et la perce restent relativement les mêmes. Il n'est d'ailleurs pas rare que les clés soient rajoutées longtemps après la fabrication de l'instrument.

Le hautbois moderne

Au début du XIXe siècle, la facture des instruments de la famille des bois subit une révolution fondamentale : Theobald Boehm invente pour la flûte traversière un système de clés et de plateaux pour boucher les différents trous. Le diamètre des trous ne dépend plus de la largeur des doigts et un plateau peut commander l'ouverture ou la fermeture de plusieurs trous. Un système de tringle pivotante, muni de ressorts plats ou en aiguille, permet d'actionner le bouchages des trous hors d'atteinte.

Pour le hautbois après quelques tâtonnements, ce sont Guillaume Triébert et ses fils Charles-Louis (professeur de hautbois au Conservatoire de Paris) et Frédéric, qui adaptent, perfectionnent et font évoluer le mécanisme, repensant également la perce. Leurs successeurs, François et Lucien Lorée, fabriquent le modèle "Conservatoire" à plateaux qui sera rapidement adopté par tous les hautboïstes.

Un bois

Les premiers hautbois étaient en graminée (roseau, bambou...), utilisant le creux naturel du tuyau (voir le hichiriki de la musique gagaku japonaise). Même si certains instruments traditionnels actuels sont encore fabriqués dans ces matières éphémères, très vite la nécessité d'un matériau plus résistant et perdurant est devenue évidente. Les facteurs ont recherché les bois les plus durs, de grande densité, avec des fibres fines et régulières comme essentiellement le buis mais aussi le merisier (cerisier sauvage), le bois de rose (palissandre) ou le poirier. Certains hautbois baroques ont même été tournés en ivoire.

Au XIXe siècle, l'ajout des clés et la multiplicité des trous a imposé le bois le plus résistant : l'ébène, plus précisément le bois de grenadille ou Dalbergia melanoxylon. Actuellement, l'ébène domine encore, mais les bois exotiques comme le cocobolo ou le bois de violette apportent des nouvelles sonorités et sensations aux hautboïstes. Certains facteurs ont même construit des hautbois en métal ou en plexiglas (Marigaux). Dernière évolution technologique, Buffet-Crampon fabrique ses instruments en « Green Line » : matériau composite le plus moderne, breveté, constitué de 95% de poudre d'ébène, 5% de fibres de carbone et de résine époxy.

Le modèle conservatoire

Hautbois d'amour, cor anglais, 3 hautbois, hautbois baryton, musette, 2 hautbois d'étude

La perce, de 4mm à la base du tube de l'anche passe à 16mm à la l'extrémité du corps du bas (soit sur 480mm) , puis s'évase à 38mm à la base du pavillon (sur 110mm).

Quelques 23 trous, masqués par un clétage complexe fabriqué en maillechort (alliage de cuivre, de nickel et de zinc), façonné le plus souvent à la main, ajusté, poncé, limé, soudé, argenté ou même aurifié, des ressorts plats ou en aiguille, des tringles pivotantes fixés sur une cinquantaines de boules vissées dans le bois, 6 plateaux/anneaux et une vingtaine de clés/spatules pour ouvrir et fermer ces trous... Tout ce mécanisme permet la centaine de doigtés de notes, de trilles et de sons multiples possibles sur un hautbois moderne.

Le hautbois viennois

Hautbois viennois

L'orchestre philharmonique de Vienne utilise un hautbois conçu au début du XXe siècle par Hermann Zuleger et demeuré sans changement notable jusqu'à présent. Il est caractérisé par une perce, un clétage et une anche particuliers qui lui donnent la couleur propre à cet orchestre. L'Akademiemodel est exclusivement utilisé à Vienne et diffère nettement du hautbois français employé partout ailleurs. Il n'est fabriqué que par de très rares facteurs comme Guntram Wolf ou Yamaha.

La famille moderne

  • la musette (ou hautbois piccolo) en miflat ou en fa (tierce mineure ou quarte juste supérieure), pavillon conique
  • le hautbois en ut, soprano, pavillon conique
  • le hautbois d'amour en la (tierce mineure inférieure), mezzo-soprano, petit bocal courbé, pavillon piriforme
  • le cor anglais en fa (quinte juste inférieure), alto, bocal courbé, pavillon piriforme
  • le hautbois baryton (octave inférieure), appelé "bass oboe" par les anglais, devrait s'appeler hautbois ténor ; bocal en forme de S, son pavillon piriforme est parfois dirigé vers le haut
  • le heckelphone même tessiture que le hautbois baryton, autre facture

L'anche

Anche de hautbois moderne

Une anche de hautbois est constituée de deux fines lamelles de roseau ligaturées sur un tube. C'est elle qui, sollicitée par le souffle, se met à vibrer et produit donc le son.

Le plus souvent fabriquées par les hautboïstes eux-mêmes, les anches doivent être adaptées au souffle (la vitesse et le volume d'air), à l'embouchure (formes des dents et des lèvres), à la pression de la mâchoire, à la température, à l'hygrométrie et même à la pression atmosphérique.

Le roseau, choisi pour ses fibres très fines et sa souplesse sans mollesse, est séché, coupé, fendu, gougé et taillé, plié pour être ligaturé sur un tube avec un fil de nylon. Commence alors l'opération délicate : le "grattage". Après avoir séparé les deux lamelles, il faut effiler ou raboter finement l'extrémité à l'aide d'un couteau ou d'un rasoir. Pour bien vibrer, l'épaisseur et la forme de ce grattage doivent être précis.

(Source: wikipedia.org - copyright les auteurs - article sous GFDL)


Date de création : 10/02/2009 16:34
Catégorie : Dossiers - Les instruments-Les bois
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